Portus divini

Je vis à Oran. Sur la cote ouest de l’Algérie. La ville a beaucoup de charme. Si elle est mal connue a travers le monde, c’est à Albert Camus qu’elle le doit qui en a fait une description peu élogieuse dans son roman « la Peste ». Les romains avaient pourtant apprécié, eux, le site du port et le plateau sur lequel … Lire la suite…


Face à face

La jeune femme penchait légèrement la tête vers son épaule droite comme le ferait un peintre pour admirer sous un autre angle son tableau. Son regard paraissait vouloir déchiffrer quelque chose qui lui semblait étrange à première vue. L’homme, un jeune homme certainement tout rond au crane rase, fit mine de ne rien remarquer. Il affectait de regarder droit devant … Lire la suite…


Le dilemne de Simba

De la fenêtre de la cuisine, en prenant mon petit déjeuner, j’aperçus Simba, au loin, trainant, tournant en rond d’un pas lourd et la tête basse rasant les herbes de la savane. Je ne lui connaissais pas cette démarche. Il voulait rugir, sans doute pour se secouer un peu,  mais ses rugissements ressemblaient à des bâillements. Ou étaient-ce des lamentations ? … Lire la suite…


Cellule 4664, Robe Island

Que va-t-il rester de ta vie ? Que va-t-il rester de ta sagesse ? Que va-t-il rester de ton humanité ? Qui auras-tu inspiré ? Nous n’avions pas de nouvelles de toi. Pas d’adresse portale pour te joindre. De ta cellule de Robe Island Le chant de la liberté murmuré, crié. Quel aura été ton héritage ? Des guerres. Des … Lire la suite…


L’allergie

Il n’y avait pas de surprise avec le vieux. C’est comme cela que tout le monde l’appelait. Affectueusement. Apres avoir servi l’empire britannique durant trente ans dans les colonies, il avait décidé de rester a l’indépendance finir ce qu’il avait entrepris. Pour bien montrer qu’il n’avait aucune intention de faire sa valise, il prit la nationalité kenyane. Le Kenya, pour … Lire la suite…


Tutto calculatto

Anton insistait : – Je t’assure, nous étions déterminés à faire sauter la centrale électrique. Exactement comme on nous avait appris à faire sauter n’importe quel autre bâtiment ! Il était derrière moi, couvrant mon repose-tête de ses mains. J’étais en prise directe avec lui, sa bouche tout près de mon oreille. – Tu es sérieux, dis-je ? – Je t’assure. Il se … Lire la suite…