Ahmed Bedjaoui

Cher Bouchan,

J’ai été très content de passer ma dernière soirée de l’année 2007 a Amman avec vous deux.  Mais nous n’avons pas parlé de ton livre. Pudeur ou respect des jardins secrets ? Je n’aime pas dire du bien des livres et des films des amis en live.

Je me suis régallé à le lire en tout cas. L’écriture est alerte, je dirai un peu frippone par sa légèreté. Friponne est tout le contraire de la vulgarité que j’ai trouvé chez d’autres récemment. L’humour est toujours tapi derrière le drame et j’ai adoré les mots de chute pour chaque séquence de vie. Tout cela est découpé comme un scénario. Je t’encourage à trouver un cinéaste qui l’adapterai. Oran mérite bien d’être chanté au même titre que la Casbah, non? Et voilà un texte qui sied bien à Sidi Lahouari.

J’ai beaucoup d’amour pour Oran. Te l’ai-je dit ? Le cinéma aime la diversié des personnages dont le destins se croise avant de bifurquer en raison des destinéees diverses.

J’ai beaucoup aimé la manière dont la guerre de libération s’incruste peu à peu dans le récit, insidieusement mais sans tuer la distance devant les faits « glorieux ».

Bravo encore et donne nous un autre texte sur le Oran de l’après-guerre avec les rêves, le journalisme et les « affirates ».

Bien nos amitiés et Josette se joint à moi pour vous transmettre nos voeux pour l »Aid à vous et à vos enfants.

Ahmed B.

Catégories : Témoignages

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